Zawadi : Kit PMI, tout est bien qui finit bien

A Zawadi, dans le cadre des activités du Club UNESCO Ntcheko. l’Expert du Projet Managment Institut, PMI, Jean-Pierre Kapalay, a clôturé le mardi, 4 juin 2019, le programme de l’exercice 2018-2019 sur le Kit PMI avec les enfants de Zawadi. La cérémonie de contrôle des enseignements a regroupé les enfants du cycle secondaire et des humanités, à l’exception des élèves de classe de 6e des Humanités Pédagogiques plongés dans la préparation de l’Examen d’Etat ouvrant la voie à l’Université.

La séance de ce jour, précédée auparavant par d’autres d’ailleurs, a consisté à l’évaluation systématique des enseignements sur le Kit PMI , le Kit de la vie, que les enfants ont suivi avec passion.

Il y a lieu de rappeler ici que grâce au projet planifié l’avant dernière année par les Enfants de Zawadi sur la construction des latrines, la Coordination en a, certes, construit une en urgence ; mais la Coordination s’est vu obliger, grâce au projet sur le Kit PMI, d’accélérer les travaux de finition des toilettes prévues pour les nouveaux bâtiments. Et depuis, le problème des toilettes ne se pose plus à Zawadi.

Vive le Kit PMI.

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KONGOLO : Un homme présumé voleur tué par immolation

A KONGOLO, dans la province du Tanganyika, 390 km au Nord-ouest de Kalemie, un individu d’environ trente ans a été surpris dans la nuit du jeudi, 7 au vendredi, 8 juin 2019, en flagrant délit entrain d’incendier une maison avec des occupants en plein sommeil. Il a été capturé et brûlé vif par les populations au quartier Kangoy, situé au Sud de Kongolo-cente. L’incendie a rasé dans l’ensemble huit maisons et causé d’importants dégâts matériels.

Des sources concordantes indiquent que les malfaiteurs utilisent le feu pour voler lors de l’incendie. Deux autres présumés voleurs ont réussi à s’échapper du lynchage populaire.

KALEMIE : Opération de bouclage, 5 armes AK 47 découvertes au quartier Kituku

A KALEMIE, dans la province du Tanganyika, RD Congo, le samedi 8 juin 2019, cinq (05) armes AK47 et vingt-cinq (25) munitions viennent d’être trouvées dans le domicile  d’un habitant lors des opérations de bouclage menées conjointement par les éléments de Fardc (Force armée de la République démocratique du Congo)  et ceux de la PNC (Police nationale congolaise) dans le quartier Kituku.

La découverte de ces cinq (5) nouvelles armes survient au lendemain de la condamnation de 10 malfaiteurs dans des audiences foraines du Tribunal militaire de garnison de Kalemie. Le Ministre provincial de l’intérieur, Dieudonné Kamona, appelle la population à la collaboration avec les services de sécurité au bout d’une séance de travail organisée samedi avec les Chefs de quartiers en son cabinet ; depuis les opérations de bouclage, la population observe l’absence des tirs dans la nuit.

Deux morts dans un incendie d’une maison de Kongolo

A Kongolo, dans la province du Tanganyika, RD Congo, deux enfants de même famille viennent de trouver la mort dans un incendie qui s’est déclaré autour de 2 heures du matin de ce mercredi, 27 mars 2019 dans une maison. Kongolo est situé à 390 km au Nord-ouest de Kalemie. L’origine du feu reste inconnue. La police a ouvert une enquête.

Les éléments de l’enquête préliminaire orientent la police vers une explosion des cinq bidons de carburants qui se trouvaient au moment de l’incendie dans la maison. Cette piste se heurte tout de même contre une difficulté qui consiste à savoir l’élément déclencheur du feu, a indiqué l’Officier de la police qui diligente l’enquête.

Deux enfants dont l’un est en 5e des Humanités et l’autre en 5e du primaire ont péri dans les flammes.

Les témoins proches de la maison du sinistre affirment avoir entendu dans la nuit les cris des victimes appelant au secours. Les secours de voisins n’ont rien apporté ; l’ampleur des flammes ayant rendu impuissants tous les efforts déployés, a renchéri le Coordonnateur de la Société civile de Kongolo.

Ce matin, l’Administrateur de territoire assistant en charge des finances, Kasongo Bakase, vient d’indiquer que le drame est survenu alors que les deux enfants dormaient dans la boutique où ils passent régulièrement nuit. L’incendie a tout consumé et les deux enfants ont été sérieusement calcinés. Comme il y avait du carburant dans la maison, le feu dont on ne sait pas la provenance s’est enflammé avec une grande ampleur empêchant tout secours. Jusqu’à présent la police continue à mener des enquêtes pour déterminer l’origine de ce feu qui vient de causer la mort et l’incendie de cette boutique, a conclu l’Administrateur Kasongo Bakase.

15 enfants morts de rougeole, les élèves désertent les écoles de Mpyana

A Manono dans la province du Tanganyika, RD Congo, l’épidémie de rougeole sévit dans le territoire de Manono, situé à 450 km au Sud-ouest de Kalemie. Dans la localité de Mpyana, la maladie a contraint les écoliers à fuir les établissements scolaires de Mpyana. La Société civile locale parle d’une situation préoccupante dans la zone. L’autorité du territoire envisage pour sa part une mission de sensibilisation au retour des enfants dans les écoles.

L’épidémie de rougeole est signalée depuis plus de trois semaines dans le secteur de Mpyana, situé à 95 km au Sud-est de Manono. La rougeole touche principalement les enfants de 0 à 5 ans. Cette infection intervient au moment où Mpyana a déjà fait face à une précédente épidémie du choléra.  Des dizaines d’enfants en cours de scolarisation en sont tombés victimes.  La Société civile locale avance les chiffres de 3 morts par jours depuis plus d’une semaine ;  une situation qui a obligé les enfants à déserter les écoles de Mpyana. Et depuis, les écoles ont du mal à tourner.

L’Administrateur du territoire de Manono vient d’indiquer être préoccupé par la résurgence des épidémies dans la zone. Pierre Mukamba a déclaré à ce sujet qu’au-delà de la rougeole, le territoire fait face également au paludisme. Ces deux maladies causent beaucoup de mortalités chez les enfants de moins de cinq ans dans le secteur de Mpyana.

La rougeole comme le cholera vient de provoquer la mort de 15 enfants en cours de scolarisation dans les écoles de Mpyana. Les communautés étant beaucoup plus ancrées dans les croyances traditionnelles, des familles entières endeuillées ont soupçonné l’épouse du Chef coutumier du Groupement Nyembo wa Nkunda dans le secteur de Bakongolo d’être l’auteur de la mort des dizaines d’enfants dans les épidémies.

L’Administrateur du territoire de Manono qui ne croit pas à la sorcellerie a invité à Manono centre le Chef de Groupement Nyembo wa Kunda pour l’épargner de la vindicte populaire. Pierre Mukamba a indiqué par la suite envisager dans un bref délai une mission de sensibilisation des parents au retour des enfants dans les écoles qui ont fermé leurs portes à cause de la désertion de plusieurs élèves. ‘‘ Les populations parlent de la sorcellerie ; nous, on connait que les enfants meurent de l’épidémie de rougeole qui touche le secteur de Mpyana’’, a tenu à conclure l’autorité de l’administration publique de Manono.

La déforestation en province du Tanganyika, une menace sérieuse

A Kalemie, dans la province du Tanganyika, l’exploitation de bois pour la fabrication de la braise est une activité florissante. Un sac de braise produit à Musebe, 55 km sur l’axe Sud, est acheté à 15.000 FC, revient à 45.000 FC sur le marché de Kalemie. La production de charbon entraîne la coupe de bois qui avance dans une région confrontée déjà à d’autres pratiques qui déciment les forêts : les paysans pratiquent l’agriculture itinérante sur brûlis des arbres et les artistes, l’exploitation forestière des bois d’œuvre. Les forêts disparaissent les unes après les autres et la déforestation menace la province.

Musebe est un village d’une vingtaine des maisons construites en pailles et enfouies dans une clairière. C’est ici que la vie tourne au rythme d’un village hétérogène où Twa et Bantous cohabitent avec harmonie.

A Musebe, la population vit de l’exploitation des bois qui produisent de la braise. Une activité à laquelle se livre Lukasu Shindano, un habitant de Musebe, qui a déjà produit une cinquantaine des sacs de braises entassés et exposés pour la vente : ‘‘Nous avons une grande production de braises par mois ; nous réalisons 40, 50 voire 60 sacs de braise selon le nombre d’arbres coupés. A moins de 500 m, il y a beaucoup d’arbres. Nous visons les bois de meilleure qualité’’, a-t-il précisé avant de conclure que depuis plus de 20 ans, l’exploitation des bois a fait disparaitre la forêt qui a existé à Musebe et ses environs.

Cet avis est aussi partagé par Symplice Lubamba Lengwe, un exploitant forestier et Responsable d’un entrepôt des planches dans la ville de Kalemie.  Symplice  Lubamba indique être resté conscient du danger qui guette toute la région si rien n’est fait pour la protection des forêts : ‘‘Nous assistons à la disparition de bois et pour avoir du bon bois, il nous faut aller maintenant plus loin dans la forêt. Bientôt-là, on n’aura plus de beaux bois’’, a-t-il fait savoir.

La Coordination provinciale de l’Environnement au Tanganyika lance de son côté une sonnette d’alarme aux acteurs environnementaux en vue de penser vite à la préservation des forêts qui existent encore dans la province alors que plusieurs autres d’entre-elles ont déjà disparu de la carte provinciale. Le Coordinateur Paul SENGA vient de faire savoir que ‘‘Dans chaque territoire, nous trouvons des forêts et encore le reste des forêts qu’il faut sauver pour ce qui reste encore à sauver parce qu’il y a des forêts qui ont disparu. Pour cela, il nous faut déployer des efforts avec l’avènement du nouveau régime pour mettre sur pied des mécanismes de reboisement afin de reconstituer le couvert végétal en procédant au reboisement’’.

La Coordination de l’Environnement note par ailleurs que la province du Tanganyika compte à ce jour 42 forêts dont la plus importante est la forêt de Kadjabilongo qui occupe une très grande biodiversité en territoire de Kabalo. Cette étendue qui marque le début de la forêt équatoriale regorge plusieurs espèces restées encore intactes depuis la création, a tenu à préciser Paul SENGA.

Terra Madre Day : les crétacées du lac Tanganyika au cœur de la sensibilisation Slow Fish

A Kalemie, province du Tanganyika, RD Congo, le Convivium Slow Food Tanganyika a clôturé le samedi, 9 mars 2019, la campagne Slow Fish Tanganyika avec comme objectif affiché de marquer l’engagement du Convivium Slow Food Tanganyika dans la lutte pour préservation des produits halieutiques du lac Tanganyika. Cette activité rentre dans le cadre de la célébration de Terra Madre Day.

La clôture de la campagne Slow Fish vient boucler une série d’activités lancées depuis le 2 février 2019 à l’occasion de la célébration de Journée Slow Fish Tanganyika ayant réuni environs 40 participants composés des membres d’associations de pêche, de délégués des organisations de la Société civile et ceux de pouvoirs publics, et d’autres femmes mareyeuses.

Au cours de la première rencontre, les participants ont échangé sur les voies et moyens de lutter contre la pollution du lac Tanganyika et la valorisation des produits halieutiques ; l’accent étant mis particulièrement sur la protection des crétacées, en l’occurrence le ‘‘ crabe ’’ dont le choix a été motivé à cause de ses valeurs curative et nutritionnelle avérées.

Le Convivium Slow Food Tanganyika a clôturé la campagne pour la valorisation des produits halieutiques par un exposé sur ‘‘ La valorisation des espèces halieutiques du lac Tanganyika facteur favorisant l’accès aux ressources ( des pêcheurs et consommateurs ) : cas de crabes’’. L’Orateur du jour, le Pasteur Beaudouin Mupwala, a démontré avec indications à l’appui, la nécessité qu’il y a pour la communauté de protéger, valoriser et commercialiser les crabes ; une espèce halieutique dont les potentialités nutritionnelles ne sont plus à démontrer ; une espèce qui  reste malgré tout  un produit accessibles aux consommateurs à revenu faible pendant  que de différents foyers souffrent de véritables carences alimentaires pouvant être équilibrées par les crabes, a-t-il souligné.

La clôture de la campagne vient d’être une occasion pour Slow Food Tanganyika d’exprimer son engagement d’identifier dans un proche délai, les pêcheurs et d’autres femmes mareyeuses impliqués dans la filière ‘‘crabes’’, les organiser pour créer une chaine de valeur de protection, valorisation et commercialisation des produits halieutiques.

A cet effet, Slow Food Tanganyika prévoit des séances d’information directes ou par la radio et d’autres séances de formation avec des nutritionnistes pour le renforcement des capacités des acteurs dans la lutte pour la protection et la préservation des espèces halieutiques.